Plateformes agréées de facturation : la liste officielle et comment choisir
La liste officielle des plateformes agréées — anciennement appelées « plateformes de dématérialisation partenaires » (PDP) — est publiée et tenue à jour par la DGFiP sur impots.gouv.fr. À la mi-2026, plusieurs dizaines de plateformes y sont immatriculées. Mais avant de la parcourir, sachez une chose : la plupart des indépendants et TPE n’ont pas à choisir une plateforme directement — c’est leur logiciel de facturation qui s’en charge.
Une plateforme agréée, c’est quoi ?
C’est un opérateur privé immatriculé par l’administration fiscale, seul habilité à faire transiter les factures électroniques entre entreprises françaises dans le cadre de la réforme. Concrètement, votre plateforme :
- transmet vos factures à la plateforme de vos clients professionnels (et réceptionne celles de vos fournisseurs) ;
- contrôle le format des fichiers (Factur-X, UBL, CII) ;
- extrait et transmet à l’administration les données de facturation et d’e-reporting prévues par les textes ;
- consulte l’annuaire central pour savoir où livrer chaque facture, grâce au SIREN du destinataire.
Le terme « plateforme agréée » s’est imposé dans la communication officielle en remplacement de « PDP » — vous croiserez encore les deux, il s’agit de la même chose.
Concrètement, comment ma facture arrive-t-elle chez mon client ?
Le circuit tient en quatre étapes, toutes automatiques une fois vos outils en place :
- Vous créez votre facture dans votre logiciel, qui la produit au format structuré et la transmet à votre plateforme agréée.
- Votre plateforme consulte l’annuaire central, tenu par le portail public : grâce au numéro SIREN de votre client, elle identifie la plateforme sur laquelle il reçoit ses factures.
- La facture est livrée à la plateforme du client, qui la met à disposition dans l’outil qu’il utilise. Les plateformes agréées sont interopérables entre elles — c’est le cœur même de l’agrément — donc peu importe que votre client ait fait un autre choix que le vôtre.
- En parallèle, les données utiles à l’administration (montants, TVA, statuts de la facture) sont transmises au concentrateur public. C’est ce qui permettra, à terme, le préremplissage des déclarations de TVA et un meilleur ciblage de la fraude.
À noter : vous n’avez jamais à vous préoccuper de la plateforme choisie par vos clients ou fournisseurs. Chacun choisit la sienne, l’annuaire fait le lien — exactement comme deux banques différentes n’empêchent pas un virement.
Où consulter la liste officielle ?
Sur impots.gouv.fr, qui publie la liste des plateformes immatriculées avec leur numéro d’immatriculation. Deux précautions :
- Fiez-vous à la page officielle, pas aux listes reprises sur des sites commerciaux, parfois incomplètes ou orientées. La liste évolue régulièrement (nouvelles immatriculations, retraits éventuels).
- Vérifiez le statut : pendant la phase de déploiement, les immatriculations ont été délivrées « sous réserve », dans l’attente des audits de conformité complets. C’est normal et prévu par les textes — mais une immatriculation définitive est un gage supplémentaire de sérieux (état au juillet 2026).
Pourquoi ne peut-on plus passer gratuitement par le portail public ?
C’était le plan initial : le portail public de facturation (PPF) devait offrir un service d’échange de factures gratuit, comme le fait Chorus Pro pour la facturation à destination de l’État. La DGFiP y a renoncé par une décision annoncée le 15 octobre 2024 : le portail public se concentre désormais sur deux rôles — l’annuaire central des entreprises et le concentrateur des données transmises à l’administration.
Conséquence directe : toutes les entreprises passent par une plateforme agréée, directement ou via leur logiciel. Il n’existe pas de « guichet gratuit » d’État pour émettre vos factures électroniques. C’est ce qui explique que la question du choix — et du coût — se pose à tout le monde, y compris aux plus petites structures.
Dois-je choisir une plateforme moi-même ?
Trois situations :
| Votre cas | Ce que vous avez à faire |
|---|---|
| Vous utilisez un logiciel de facturation | Vérifier qu’il est raccordé à une plateforme agréée (ou qu’il en est une lui-même). La transmission est alors gérée pour vous, souvent sans surcoût. |
| Vous facturez sur Word/Excel ou à la main | Il vous faudra soit ouvrir un compte directement chez une plateforme agréée, soit — plus simple et souvent moins cher — passer à un logiciel de facturation conforme. |
| Vous avez plusieurs outils ou des volumes importants (TPE/PME structurée) | Le choix direct d’une plateforme peut se justifier, notamment pour centraliser émission, réception et e-reporting. |
Pour un micro-entrepreneur, la vraie question n’est donc généralement pas « quelle plateforme agréée choisir ? » mais « quel logiciel de facturation choisir ? » — le raccordement à une plateforme fait partie des critères de choix du logiciel.
Avant de comparer les offres, un état des lieux de vos factures actuelles vous dira d’où vous partez :
Vérifiez gratuitement si vos factures actuelles sont conformes : Tester ma facture
Les critères pour comparer, si vous devez choisir directement
Si votre situation justifie un choix direct, voici ce qui différencie réellement les offres :
- Le modèle tarifaire : abonnement fixe, prix par facture, ou volume inclus. Pour de petits volumes, certaines plateformes proposent des offres d’entrée très accessibles — comparez sur la base de votre nombre de factures mensuel réel.
- Émission ET réception incluses : vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs depuis septembre 2026 — vérifiez que la réception n’est pas facturée à part.
- E-reporting inclus : si vous avez des clients particuliers ou étrangers, la transmission des données de transaction doit être couverte, idéalement automatiquement.
- Les formats gérés : les trois formats du socle (dont le Factur-X) sont un minimum ; la capacité à générer le bon profil et à contrôler les mentions obligatoires est un plus.
- Les connexions à vos outils : export comptable, intégration avec votre logiciel de devis/facturation, accès pour votre expert-comptable.
- La pérennité et le support : un acteur établi, un support en français, des engagements de disponibilité. Le marché est jeune et comptera probablement des regroupements dans les prochaines années — vérifiez que vos données (factures, historique) restent exportables à tout moment.
Ne confondez pas plateforme agréée et opérateur de dématérialisation
Dernier piège de vocabulaire : à côté des plateformes agréées existent les opérateurs de dématérialisation (OD). Un OD est un prestataire qui produit et gère vos factures électroniques, mais qui n’est pas immatriculé par l’administration : il doit obligatoirement s’appuyer sur une plateforme agréée pour la transmission réglementaire.
Ce n’est pas un défaut — la plupart des logiciels de facturation pour indépendants sont des OD raccordés à une plateforme agréée, et c’est un montage parfaitement conforme. Mais cela vous donne la bonne question à poser à n’importe quel éditeur : « Êtes-vous vous-même plateforme agréée, ou à quelle plateforme agréée êtes-vous raccordé ? » Une réponse claire et vérifiable sur la liste officielle d’impots.gouv.fr, et vous êtes en terrain sûr. Une réponse évasive, et vous savez qu’il faut chercher ailleurs.
Rappel du calendrier pour situer l’urgence : réception obligatoire pour tous depuis le 1er septembre 2026, émission obligatoire pour les micro-entreprises au 1er septembre 2027 — le détail est dans notre guide facture électronique pour les auto-entrepreneurs.
Dernière mise à jour : 16 juillet 2026
Contenu rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle générative,
puis relu et vérifié avant publication
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